Dans la pratique, les copropriétés s’opposent rarement à la location saisonnière « par principe ». Elles réagissent à des désagréments concrets : valises qui roulent dans l’escalier à minuit, musique sur un balcon, code d’entrée diffusé à des inconnus, sacs-poubelles laissés sur le palier, ascenseur monopolisé par une équipe de ménage. Le trouble anormal de voisinage est sanctionnable indépendamment du règlement : même dans un immeuble où la location est autorisée, il engage la responsabilité du propriétaire.
Les prévenir tient à quelques gestes précis. Sélectionner les voyageurs et refuser les demandes d’événements. Afficher dans le logement un règlement intérieur court et clair, qui reprend les horaires calmes et l’usage des parties communes. Encadrer les arrivées, surtout tardives, pour éviter qu’un voyageur perdu sonne chez tous les voisins. Organiser les rotations de ménage en journée, évacuer le linge et les déchets proprement, jamais dans le hall.
Enfin, donner un visage à la location. Un voisin qui sait qui appeler en cas de souci appelle cette personne — pas le syndic. C’est souvent la différence entre un incident réglé en dix minutes et une résolution inscrite à l’ordre du jour de la prochaine AG.